Vendredi 5 septembre 2008

Autrefois, lorsque j allais au cinéma, c 'était la
fête.
C'était un cinéma de campagne, il y avait pas mal de choix quand même. Il n'y avait pas de bonbons.
Car le bonbon, pollue les cinémas.
La dernière fois que je suis allée au cinéma, il ya donc trois jours, voir Wall E, il y avait une centaine de places dans la salle et seulement une dizaine de spectateurs lorsque nous sommes
entrés.
Une fois bien installés, téléphones éteints, pieds déchaussés, veste pliée et posée sur le siège à ma gauche, nous pensions être divertis tranquillement. Mais c'était sans compter sans ces deux
protagonistes !!!!
En effet, un peu avant la fin des pubs, un couple banal ( c'est à dire pas mignon, mal sapé et cucul) est arrivé.
Monsieur s'est mis précisement à ma gauche, donc j'ai du enlever ma veste, ce qui ne me dérange pas outre mesure, quand bien même il y a encore 90 places de libres. Bref, je laisse le monsieur
s'installer, avec sa douce.
Soudain, c'est le drame ! Le fourbe sort un paquet de MnM's taille médium ! Ah ! Mon dieu, je me meurs ! Mon sang ne fait qu'un tour et mes nerfs se vrillent, mais je garde le contrôle, en
apparence. Mes doigts se crispent, je suis obligée de les ranger sous mes jambes pour ne pas qu'elles aillent se téléscoper avec ses bas joues !
Les pubs finissent et le type ouvre -déjà - son sachet.
Et pendant tout le film, il a fouillé au fond de son sachet, comme une bête. Sa greluche aussi se met à manger ces boules puantes. Oui parce que en plus d'être emballées dans un sachet jaune et
bruyant, ces cochonneries croustillent et sont en plus à l'origine d'un processus chimique qui a pour résultat une haleine très chargée et qui se répand dans l'entourage tel un pet silencieux.
Excédée, j'ai commencé à faire des signes genre " ça pue". Et à souffler comme une baleine lorsqu'il plongeait sa grosse main dans le sachet. Il a fini par être géné. Mais guère plus. Il fallait
finir ce sachet. Ce qu'il a fait... pendant le générique de fin.
Je n'irai plus au cinéma. Sauf à l'Utopia de Bordeaux, qui a une éthique.
Ceci étant, je me pose une question. Sommes nous obligés de céder à toutes les sirènes de la consommation ? A l'évidence, non.
Et bien, une fois de plus, je constate qu'entre la théorie et la pratique, il y a un fossé...